Quand Chesterton inspire le cinéma

 

Nous avons déjà évoqué ici la participation de Chesterton à un western. Grâce au site Il était une fois le cinéma, nous découvrons que Chesterton fut l’une des sources d’inspiration pour le
film de Michael Powel, A Canterbury Tales (1944).

Certes l’histoire s’inspire avant tout des Contes de Chaucer, écrivain qui était placé au premier rang par Chesterton. Mais ce dernier n’est pas du tout
étranger à ce film non plus. D’après Justin Kwedi, auteur de l’article sur Il était une fois le cinéma : « Powell lui-même revendique l’influence de G.K. Chesterton dans
ses mémoires, l’ironie et la méfiance de ce dernier envers un certain capitalisme moderne imprégnant le film.
 »

Mais au fait quelle est l’histoire de ce film ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, un juge anglais garantit ses administrées contre les avances des soldats.
En 1943, « Un sergent américain en permission, un soldat anglais et une jeune volontaire à la Défense civile se rencontrent à la descente d’un train de nuit, à quelques kilomètres de
Canterbury. Alors qu’ils rejoignent l’hôtel du village, la jeune femme est agressée par un inconnu, qui lui verse de la colle dans les cheveux. Les aventures de ces trois pèlerins modernes
commencent… 
»

Justin Kwedi commente : « Michael Powell sut mieux que quiconque rendre universels une culture et un état d’esprit insulaires typiquement anglais.
Profondément attaché à ses racines mais également ouvert sur le monde, il aura réussi à exprimer cette caractéristique, avec une rare perfection dans
A Canterbury Tale. Sur la route des
pèlerins de Canterbury, trois personnages provenant d’horizons bien différents vont trouver les réponses aux questionnements qui les rongent et une certaine forme de quiétude, par la magie de la
campagne anglaise et celle de Powell et Pressburger.
 »

 

 

Voici trois extraits du film :