Un nouveau Chesterton : La fin de la sagesse (5)



Si nous continuons à suivre pas à pas les
contes publiés dans le nouveau recueil de l’Age d’homme, il nous faut aborder rapidement un conte intitulé « Le dessin du mardi
» qui nous montre à la fois un Chesterton écrivain et sensible à la peinture.
« Le dessin du mardi » (The Picture of Tuesday) date de 1896. Chesterton est alors âgé de 22 ans. L’année précédente, il a quitté Slade School of Art où il était entré en 1892.
Chesterton publie ce conte dans « The Quarto, A volume Artistic Literary and Musical quartely », le magazine de Slade. Cette publication paraîtra de 1896 à 1898, sous la responsabilité
d’un étudiant de Slade School, J.B.S. Holborn.
« The Picture of Tuesday » (Le dessin du mardi) paraît dans le premier numéro. L’histoire est assez simple et courte (4 pages dans le volume de l’Age d’Homme). Des peintres se réunissent
le mardi, jour où l’un d’entre eux, jamais le même, choisi un thème obligatoire qui s’impose à tous. Or ce jour-là, Oscar Plumtree impose comme sujet le thème du Mardi.
Quand ils montrent finalement le résultat de leurs travaux, l’un d’entre eux exhibe un tableau énorme composé d’un entrelacs de couleurs. Mais à mieux y regarder, l’œil attentif peut y distinguer
une forme représentant une immense figure humaine.
C’est l’occasion pour le peintre d’annoncer sa conception de la semaine et d’argumenter en faveur de l’idée d’une fête associée à chaque jour. « La semaine est l’épopée colossale de la
création »
. Et quand on lui demande s’il propose aussi une citation « pour un jour passé à la maison », il répond : « Et Job éleva la voix et maudit le jour de sa naissance ».
Dans sa version anglaise, ce conte a été publié pour la première fois en volume en 1986 dans le recueil Daylight and Nightmare. Il a été à nouveau publié dans le volume XIV des
Collected works of G.K. Chesterton, publié par Ignatius press. Dans l’introduction du volume VI de cette même collection, Denis Conlon note que ce conte a servi comme matériaux à Un
Nommé Jeudi.