L’Auberge volante (5)

 


Faut-il revenir sur le roman de Chesterton, L’Auberge volante, déjà longuement évoqué sur ce blogue (voir ICI, , LÀ et ). Oui,
parce que nous voudrions signaler la conférence du professeur Monica Papazu intitulée « Chesterton, prophète de l’islamisation de l’Europe ». Cette conférence, qui présente
essentiellement mais pas seulement, l’Auberge volante, a été prononcée à l’Université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité en 2008. Dans le numéro hors série imprimé par la revue
Reconquête, du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité (5€) qui publie le texte de cette conférence, Yves Daoudal, son rédacteur en chef, écrit :

« Aucun d’entre nous n’avait entendu parler de Monica Papazu quand elle vint faire une conférecne à l’université d’été 2008 du Centre Charlier et de
Chrétienté-Solidarité. Aucun d’entre nous non plus, me semble-t-il, n’avait entendu parler du roman de Chesterton qui est le sujet de sa conférence. (…) Monica Papazu soulignait de façon aussi
précise que profonde ce qu’est exactement l’opposition entre l’islam et le christianisme, telle que l’avait discernée Chesterton, telle que nous essayons de la décrire dans
Reconquête au
fil de l’actualité. Et comme il s’agit de Chesterton, l’humour est aussi au rendez-vous, avec le grand rire libérateur de l’écrivain britannique, et les armes de combat contre l’islam, pour la
libération de l’Angleterre : le lard et le vin
 ».

On aurait tort de croire que les propos de Monica Papazu ne renvoient qu’à L’Auberge volante. Elle montre au contraire une connaissance très fine de
l’œuvre de Chesterton, en établissant des liens avec des ouvrages antérieurs – Orthodoxie, par exemple – ou postérieurs – La Nouvelle Jérusalem, par exemple.

Comme avec Chesterton, ces dernières paroles dans cette conférence sont des mots chargés d’espérance :

« L’imprévisible, le tout à fait nouveau, la résurrection – cela se passe dans l’histoire même et touche l’homme dans sa
dimension communautaire, c’est-à-dire les nations. L’Auberge volante porte en elle le message de cette foi et de cette espérance 
». Nous sommes là au cœur même de la philosophie
chestertonienne.