Les poèmes de Chesterton dans les Collected Works

La poésie de G.K. Chesterton est l’une des parties de son œuvre la plus mal connue en France. Il n’y a pratiquement pas de traduction de celle-ci, à part le recueil Poèmes choisis publié avant-guerre et réimprimé à l’identique récemment. On trouvera aussi plusieurs « chants » chestertonien dans son célèbre roman, L’Auberge volante (ici là, , et ). Les contes sont plus nombreux à avoir été traduits. On se reportera notamment au volume édité par l’Age d’Homme : La Fin de la sagesse et autres contes extravagants (et ici, , et).

Pour ceux qui maîtrisent la langue natale de l’auteur, il faut à nouveau saluer le travail effectué par Ignatius Press qui poursuit sa publication des œuvres complètes de Chesterton. Nous avions parlé du dernier volume (et ici) publié qui rassemble plusieurs articles publiés dans The Illustrated London News, une véritable mine pour le passionné de Chesterton. Auparavant un autre volume était paru, le dixième de la série, constituant le troisième volume consacré à la poésie de Chesterton.

Pour mémoire, rappelons que l’ensemble des recueils de poésies porte le numéro X, divisé en plusieurs parties. Si la première partie était introduite par Aidan Mackey, les parties II et III sont présentées, en revanche, par Denis J. Conlon. Deux chestertoniens de haute volée !

Le volume de la partie III est véritablement essentiel pour la connaissance de Chesterton poète puisqu’il comporte plusieurs textes majeurs comme « The Ballad of the White Horse » et les chants contenus dans « The Flying Inn ». Mais de nombreux autres poèmes sont aussi proposés, notamment ceux adressés à Rhoda Bastable, à Margaret Halford ou à la famille Nicholl ainsi que ceux qui furent écrits pour Frederica Elizabeth Spencer. On y trouve encore des textes de 1890, de 1900, de 1912 à 1914, période particulièrement difficile pour Chesterton confronté à l’Affaire Marconi, aux difficultés de son frère Cecil et à son départ du Daily News pour lequel il écrivait depuis 1901. On trouve encore des poèmes des années 1920 et 1930.

On pourra s’étonner de la présence de poèmes de ces différentes années, qui vont de la jeunesse de l’auteur à la dernière décennie de son existence, alors que deux volumes sont déjà parus. En fait, Chesterton a écrit plus de mille poèmes, de qualité très inégale, dont certains ont été retrouvés après la publication des deux premiers volumes. Leur présence dans cette troisième partie était indispensable.

(A suivre)

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