Chesterton… toujours vivant !

Après plusieurs semaines d’absence, nous reprenons la publication d’articles sur ce blogue consacré à l’écrivain G.K. Chesterton et, notamment, à l’actualité chestertonienne en France. Lorsque nous avions lancé la première version de ce site Un Nommé Chesterton, plusieurs amis avaient manifesté leur étonnement quant à la notion même d’actualité chestertonienne. Il est vrai que notre auteur, mort en 1936, ne semblait pas alors très en vogue en France et que la rubrique risquait d’être peu remplie. Pourtant, au fil du temps, elle n’a cessé de s’enrichir, de coupures de presse en livres publiés, d’émissions radiophoniques en colloques. Force est de constater donc que l’actualité chestertonienne existe bien et que les dernières semaines n’ont pas dérogé à cette (bonne) habitude.

Côté publication d’ouvrages, nous voudrions ainsi signaler (avant d’y revenir davantage dans le détail) quelques livres qui parlent de Chesterton (et pas seulement en passant) :

– Fruit d’un colloque qui s’est tenu à Lyon, à l’initiative de Jean-Noël Dumont, le livre Les Catholiques et la démocratie (éditions de l’Emmanuel, 186 pages, 25€) contient les actes de ce colloque. Parmi les conférences données, celle de Frédéric Crouslé, qui traite de la démocratie vue par les démocrates-chrétiens, repose largement sur la vision chestertonienne de la démocratie telle que Frédéric Crouslé la perçoit, particulièrement à la lecture de Hérétiques et Orthodoxie. (Merci à D.S. et à V.A.)

– Dans un autre genre, le sociologue Luc Boltanski se livre, dans Énigmes et complots (Nrf/Essais, Gallimard, 480 pages, 23,90€) à une vaste enquête sur le roman policier. Il consacre plusieurs pages à Chesterton et nous espérons, là aussi, avoir le temps d’y revenir. (Merci à V.A.)

– La Correspondance Paul Claudel/Louis Massignon 1908-1953 connaît une nouvelle édition « renouvelée et augmentée » (Gallimard, 530 pages, 48€). Chesterton est présent dans cet échange entre les deux hommes, Claudel ayant conseillé sa lecture à Massignon.

– Enfin, Simon Leys consacre tout un chapitre (c’est la reproduction d’une conférence donnée à Chesterton Society d’Australie) de son dernier livre, Le studio de l’inutilité (Flammarion, 302 pages, 20€) à l’auteur d’Un Nommé Jeudi, un cauchemar. Un véritable régal, une parfaite compréhension de l’homme Chesterton et de son œuvre, une saisie de l’essentiel. Simon Leys évoque également Chesterton dans un autre chapitre, consacré celui-ci à Joseph Conrad.

– A la rubrique des manifestations, signalons également pour terminer tout à fait que l’ICES (Institut catholique d’études supérieures) de La Roche-sur-Yon organise les lundi 23 et mardi 24 avril prochain la cinquième journée d’études de son département de Lettres sur le thème : « Wilde, Waugh, Chesterton : trois humeurs britanniques ».

1 réflexion sur « Chesterton… toujours vivant ! »

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