Aphorisme (34)

 

La prohibition a eu ceci de bon que, en dépit de l’intention mauvaise, diabolique, qui préside à ses actes, elle a restauré et rétabli l’orgueil légitime de la maison et de l’industrie familiale. Que les partisans les plus ardents de la prohibition adoptent une fois pour toutes une politique simple et énergique. Que le Congrès ou le Parlement édicte une loi défendant non seulement les boissons alcoolisées, mais le reste, tout enfin. Que le gouvernement interdise le pain, la viande, les chaussures, les chapeaux, les vêtements ; qu’il promulgue une loi frappant de la peine capitale tout citoyen s’occupant de l’extraction de la chaux, de la fabrication du fromage, de la préparation des cuirs, des tôles, des outils, des jouets, des peintures et des journaux. Si l’on en croit les principes d’analogie sociale, toutes les familles du pays se mettront alors vigoureusement au travail pour satisfaire leurs besoins personnels ; le monde redeviendra jeune.
Lumière sur deux villes 

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