1927 : Le Retour de Don Quichotte (1)

L’année 1926 a vu paraître plusieurs livres de G.K. Chesterton dont The Outline of Sanity et The Catholic Church and Conversion dont nous avons déjà parlés. A ces titres, il faut ajouter The Incredulity of Father Brown, troisième recueil des histoires du prêtre-détective (pour lequel nous renvoyons aux différents articles de ce blogue consacrés au Father Brown). La même année paraît également un recueil de poèmes, The Queen of Seven Swords, édité par Sheed and Ward (49 pages). En 1927, Chesterton publie chez Cecil Palmer un autre recueil de poèmes, plus important que le livre précédent, sous le titre Collected Poems, qui regroupe les précédents recueils, à l’exception pourtant de The Queen of Seven Swords et de Greybeard at Play. Mais 1927 est également l’année de la parution d’un nouveau roman, The Return of Don Quixote (Le Retour de Don Quichotte).

Couverture de la première édition

Il s’agit du dernier roman de Chesterton, publié à l’origine en feuilleton dans le G.-K.’s Weekly, du 5 décembre 1925 au 13 novembre 1926. Mais la publication ne fut pas achevée et, à la place, Chesterton proposa un résumé de la fin, publié dans le numéro du 20 novembre 1926.

Dans sa thèse, G.K. Chesterton, création romanesque et imagination (éditions Klincksieck), Max Ribstein indique que « la comparaison entre le feuilleton et la version définitive est très instructive ». Il explique notamment que si les corrections stylistiques sont rares, on voit que Chesterton a supprimé dans la version définitive près de sept cents lignes et qu’il a hésité sur les noms et prénoms des personnages, voire sur leur orthographe. Certains personnages ont d’ailleurs disparu ou changé de nom. Les chapitres sont également découpés différemment.

Max Ribstein, qui livre dans son livre, une étude fouillée de chacun des romans de Chesterton, note encore ceci qui nous semble juste :

Quixote est un roman d’idées plus qu’un roman de personnages, et la psychologie y tient peu de place. Du reste les personnages y parlent tous la même langue, le chestertonien. (…) L’essentiel est dans le message que Chesterton veut faire passer à tout prix dans ce livre : la croyance que l’avenir serait assuré par un remariage entre les époux séparés depuis trois cents ans que sont l’Angleterre et l’Eglise catholique ».

Max Ribstein est plus sévère, en revanche, en ce qui concerne la critique sociale qui habite ce livre. Mais c’est une permanence chez lui de ne pas voir l’intérêt des idées  distributistes qu’il qualifie sans originalité aucune « de vagues et passéistes ».

The Return of Don Quixote fut publié chez Chatto & Windus, à Londres, le 6 mai 1927 et chez Dodd, Mead & Company à New York, la même année. L’ouvrage comprenait un peu plus de 220 pages pour dix-neufs chapitres :

I A HOLE IN THE CASTE

II A DANGEROUS MAN

III THE LADDER IN THE LIBRARY

IV THE FIRST TRIAL OF JOHN BRAINTREE

V THE SECOND TRIAL OF JOHN BRAINTREE

VI A COMMISSION AS COLOURMAN

VII “BLONDEL THE TROUBADOUR”

VIII THE MISADVENTURES OF MONKEY

IX THE MYSTERY OF A HANSOM CAB

X WHEN DOCTORS DISAGREE

XI THE LUNACY OF THE LIBRARIAN

XII THE STATESMAN AND THE SUMMER-HOUSE

XIII THE VICTORIAN AND THE ARROW

XIV THE RETURN OF THE KNIGHT-ERRANT

XV THE PARTING OF THE WAYS

XVI THE JUDGMENT OF THE KING

XVII THE DEPARTURE OF DON QUIXOTE

XVIII THE SECRET OF SEAWOOD

XIX THE RETURN OF DON QUIXOTE

 A suivre…

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