Un écho suisse de l’ouverture de l’enquête canonique concernant Chesterton

Publication suisse, L’Écho Magazine vient de consacrer sous la signature de son rédacteur en chef, Patrice Favre, son dernier éditorial à la possible béatification de G.K. Chesterton. Un « écho » chestertonien particulièrement bienvenu et qui montre une fois encore l’excellente accueil que reçoit cette nouvelle. Non sans justesse, Patrice Favre note en effet :

Il y a quelque chose d’étonnant dans la survie de Chesterton. Car ses livres qu’il qualifiait lui-même, non sans ironie, de shapeless and amateurish (informes et typiques d’un amateur), demandent un certain effort pour être appréciés. Son goût pour les paradoxes, qui lui faisait dire que les femmes sont beaucoup trop nobles et intelligentes pour perdre leur temps avec la politique, fera hurler les féministes. Mais il y a chez lui quelque chose du chrétien dont ce temps a besoin.

Il y a en fait beaucoup d’éléments chez Chesterton – pensons à sa gratitude face à la vie et à la santé morale explosive qu’il a toujours témoignée malgré une existence affectée elle aussi par la souffrance et les difficultés – dont nous avons bien besoin aujourd’hui. Mais laissons la parole au rédacteur en chef de L’Écho Magazine :

Ça, alors! Une nouvelle de l’agence Zenit datée du 8 août annonce que Mgr Peter Doyle, évêque de Northampton, en Angleterre, a ouvert l’enquête préalable à la béatification de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). Ce journaliste, qui fut un polémiste aussi brillant que redouté et l’inventeur d’un curé détective, Father Brown, a laissé des dizaines de livres introuvables en français. Depuis quelques années, heureusement, un site* permet aux francophones de garder le contact avec cet homme que La Croix présentait en 2010 comme «un chevalier de la foi, superlativement anglais dans sa culture, ses références, son humour».
Certes, l’enquête demandée par un évêque n’est pas encore une auréole. Ce n’est pas demain qu’on verra la formidable stature de ce géant sur les autels, ce qui l’aurait beaucoup amusé.

On peut lire la suite de cet excellent éditorial en allant sur le site de L’Écho Magazine.

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