Aphorisme (171)

La publicité n’est pas le fait de la masse illettrée, mais bien du petit nombre de gens instruits. Avez-vous jamais entendu parler d’une foule se soulevant pour demander l’autorisation de pouvoir placarder l’Hôtel de Ville avec des proclamations en faveur du Sapolio ? Avez-vous jamais vu un pauvre dessinant laborieusement sur le trottoir ou peignant sur un mur un tableau à la gloire du Sunlight Soap comme un acte d’amour ? Bien sûr que non! Ceux qui placardent nos murs publics d’images laides et dégradantes appartiennent au petit clan sélect de ceux qui suspendent au mur de leurs demeures privées de coûteux et magnifiques tableaux. La vulgarisation de la vie moderne provient de la classe gouvernante, de celle qui sort des universités.

Utopie des usuriers

1 réflexion sur « Aphorisme (171) »

  1. Ainsi la tentation de la démocratie est-elle la démagogie qui consiste à susciter des désirs vils et malsains chez les peuples réduits en masse à influencer et à maintenir dans la médiocrité pour ne pas dire la bassesse…Ceci étant tout aussi le signe d’un avilissement des soi-disant élites…qui manquent à leur vocation d’éclaireurs…

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