Aphorisme chestertonien (269)

Pourquoi le poète qui louait le soleil se cachait-il bien souvent dans une caverne ? Pourquoi le saint qui était si tendre avec son frère le loup était-il si rude avec son frère l’âne (surnom qu’il donnait à son corps) ? Pourquoi le troubadour qui disait que l’amour mettait le feu à son coeur fuyait-il les femmes ? Pourquoi le chantre qui se réjouissait de la force et de la gaîté du feu se roulait-il délibérément dans la neige ? Pourquoi l’hymne même qui clame avec toute la passion d’un païen « Loué soit Dieu pour notre soeur la terre mère, qui produit fruits et herbes variés et les fleurs éclatantes », se termine-t-il par les mots « Loué soit Dieu pour notre soeur, la mort du corps » ?

Saint François d’Assise 

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