Les effets de l’industrie mondiale (aphorisme de Chesterton, 351)

L’industrie se flatte d’avoir unifié le monde sous l’uniformité de ses produits, de sorte qu’au Japon et à la Jamaïque on débouche et boit le même whisky frelaté, tandis qu’aux deux pôles de la machine ronde, deux explorateurs déchiffrent la même étiquette optimiste sur la même boîte de sardines suspectes. Mais le vin, ce don des dieux aux hommes, diffère délicieusement de coteau en coteau, de vignoble en vignoble et nous offre en cent cantons, cent bouquets divers, dont aucun ne rappelle le goût du whisky. De même, trois cent soixante espèces de fromages se partagent le pays sans jamais nous laisser oublier qu’ils n’ont rien en commun avec le plâtre.

L’Homme éternel

2 réflexions sur « Les effets de l’industrie mondiale (aphorisme de Chesterton, 351) »

  1. Serait-ce que l’industrialisation en supplantant l’artisanat ait préparé la disparition de l’originalité en vue de la standardisation transformant la personne en rouage d’une mécanique productiviste et consumériste?

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