Les bavardages du monde moderne (aphorisme de Chesterton, 360)

Chose

En vérité, le monde moderne a subi une dépression nerveuse, bien plus qu’une dépression morale. Les questions sont réglées par simples associations d’idées parce qu’il y a une forte réticence à les régler par le biais de l’argumentation.
La Chose, pourquoi je suis catholique
(disponible aux éditions Climats)

La Croix, (aphorisme de Chesterton, 357)

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De même que nous avons pris le cercle pour symbole de la raison et de la folie, nous pouvons très bien prendre la croix comme symbole à la fois du mystère et de la santé. Le bouddhisme est centripète mais le christianisme est centrifuge : il jaillit au dehors. Car le cercle est parfait et infini de sa nature mais il est à jamais fixé dans ses dimensions, il ne peut jamais être plus grand ou plus petit. Mais la croix, bien qu’elle ait à son centre une collision et une contradiction, peut à jamais étendre ses bras sans modifier sa forme. Parce qu’elle a un paradoxe à son centre, elle peut croître sans changer. Le cercle revient sur lui-même et est lié. La croix ouvre ses bras aux quatre vents ; c’est un poteau indicateur pour les voyageurs libres.
Orthodoxie

Si je t’oublie Irlande… (aphorisme de Chesterton 356)

Irish impressions

En ce jour de la saint Patrick, fête nationale de l’Irlande, nous ne pouvons pas faire autrement que de reprendre la publication des citations de G.K. Chesterton. Que nous dit-il aujourd’hui ? Voici un extrait de sa monographie sur William Blake :

Nous ne savons pas ce qu’est l’Irlande; et nous ne le saurons jamais tant que l’Irlande ne sera pas libre, comme n’importe quelle nation chrétienne, de créer ses institutions.

On défend son pays comme sa maison (aphorisme de Chesterton, 355)

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On se refuse à laisser détruire ou coloniser sa patrie parce qu’il est impossible de comptabiliser les bienfaits qu’elle dispense, de même qu’on lutte contre l’incendie de sa maison parce qu’il est impossible d’inventorier ce qui disparaîtrait avec elle. Aussi loin de combattre pour une insaisissable abstraction, l’homme combat réellement pour sa maison.
L’Homme éternel