Une nouvelle collection Chestertonienne

L’Association des Amis de Chesterton poursuit tranquillement, mais avec assurance, sa petite route d’exploration de l’immense œuvre de l’écrivain anglais. Avec l’aide et la complicité des éditions Via Romana, que nous remercions, nous venons de publier le premier volume de la collection « Les Amis de Chesterton » avec Chesterton face à l’islam de Philippe Maxence, président de l’association.

Un nouvel ouvrage ?
En 178 pages, Chesterton face à l’islam,  petit ouvrage en format de poche (disponible auprès de l’association au prix de 13€, frais de port gratuit, en prenant contact avec nous Association des Amis de Chesterton, ℅ édition de L’Homme Nouveau, 10 rue Rosenwald, 75015 Paris ou chez votre libraire) retrace la vision chestertonienne de la religion de Mahomet. En explorant l’ensemble de l’œuvre de Chesterton, on trouve sur ce thème un grand nombre de renvois et, donc, pas mal de surprises.  On trouvera le sommaire détaillé de ce livre d’un genre nouveau sur cette page.

D’autres projets !
Mais la collection a déjà d’autres projets en cours et d’autres livres devraient paraître, de et sur Chesterton, au rythme d’un volume par an. Beaucoup d’inédits sont dans nos cartons. Pour beaucoup, tout dépendra, bien sûr, de l’accueil du public. Ces livres n’attendent que votre réponse. Sans vous, c’est clair, nous ne pouvons rien faire.

Quel avantage à commander Chesterton face à l’islam auprès de l’Association des Amis de Chesterton ?
Trois avantages en un. 1°) D’abord, vous êtes certain de le trouver rapidement et de le recevoir chez vous au plus vite. 2°) Ensuite, vous bénéficier du port gratuit et, 3°) enfin, d’une dédicace personnalisée.
C’est aussi un moyen d’aide concrètement notre association afin qu’elle se développe et puisse organiser les manifestations qui ont fait son succès au moment de sa création. Pour commander, c’est ici.

Pour aller plus loin ?
Nous avons mis également au point une conférence type sur l’œuvre de Chesterton pour un public non averti, avec un support visuel. N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour organiser ce type de réunion qui s’adresse à tous les publics. Nous sommes également à votre disposition pour une intervention sur tel ou tel point de l’œuvre ou de la vie de Chesterton.

Comme Rémi Brague êtes-vous modérément moderne et chestertonien ?

Faut-il présenter Rémi Brague, membre de l’Institut, dont le dernier ouvrage vient de paraître sous le titre Modérément moderne (Flammarion). Tout un programme ! Dans ce nouveau livre, Rémi Brague ausculte la modernité et ses travers (nombreux) et perçoit une crise de « modernite » aigüe dont il aimerait mettre en garde ses contemporains.

« Les temps modernes ou l’invention d’une supercherie » clame le bandeau de l’ouvrage. Le ton du livre est plus mesuré, mais il est plus assassin également. Car il ne se contente pas de dénoncer un détournement commercial, une mise en scène ou un tour de passe-passe. Il met à jour les incohérences de la modernité, ses faux-semblants comme ses tendances suicidaires. Il alerte sur ses contradictions et mobilise à sa rescousse autant le bon sens que des auteurs divers et variés. Parmi ces derniers : G.K. Chesterton. Celui-ci tient une bonne place dans ce livre comme il tient une bonne place, d‘ailleurs dans l’œuvre de Rémi Brague.

Dans Au moyen du Moyen âge, par exemple, dans l’édition de poche (Champs/essais), l’auteur se réfère à Chesterton dans l’entretien qu’il publie en tête du livre. La question porte sur la crise de la raison à notre époque, et notamment sur l’expression utilisée par Rémi Brague qui a parlé d’une « angoisse de la raison ». Évoquant les Lumières et les rationalistes, qui paradoxalement parlaient de la croyance en la raison, Rémi Brague a cette phrase :

« Finalement, c’est le Père Brown, le prêtre détective de Chesterton, qui dit vrai : “Je sais qu’on accuse l’Église d’abaisser la raison, mais c’est juste le contraire. L’Église est la seule sur terre à reconnaître que la raison est suprême. L’Église est seule sur terre à affirmer que Dieu lui-même est tenu par la raison” ».

La citation renvoie directement à la première histoire du Father Brown, La Croix bleue, dans ce dialogue entre le petit prêtre et Flambeau, lui-même déguisé en prêtre, et qui se dévoile en croyant mettre en cause la raison.

Avec Modérément moderne, Rémi Brague donne une place à l’auteur d’Orthodoxie. Il le cite à cinq reprises, s’appuyant notamment sur des extraits d’un livre de recueils d’articles de Chesterton, The Thing. Il met notamment en parrallèle Chesterton et Péguy (parallèle qui fit l’objet du premier colloque organisé à Paris par l’Association des Amis de Chesterton et The Chesterton Institute) dès les premières pages pour développer l’idée forte de la modernité comme « parasite » de ce qui l’a précédée et qu’elle entend désintégrer. Rémy Brague cite notamment ce long passage de Chesterton :

« Le fait est là : le monde moderne, avec ses mouvements modernes, vit sur un capital catholique. Il utilise et use les vérités qui lui restent du vieux trésor de la Chrétienté, y compris, bien sûr, de nombreuses vérités qui étaient connues de l’Antiquité païenne mais qui s’étaient cristallisées en Chrétienté. Mais il ne lance pas vraiment de nouveaux enthousiasmes de son cru. La nouveauté est dans les noms et les étiquettes, comme la publicité moderne. Dans presque toutes les autres façons, la nouveauté est purement négative. Le monde moderne ne commence pas des choses nouvelles qu’il pourrait réellement continuer dans l’avenir. Au contraire, il ramasse de vieilles choses qu’il est tout à fait incapable de continuer. Car voici les deux critères distinctifs des idéaux modernes : premièrement, ils ont été empruntés ou arrachés à des mains antiques ou médiévales ; secondement, ils se fanent très vites dans des mains modernes. »

Mais Rémi Brague reprend aussi, à nouveau et à plusieurs reprises, la référence au Père Brown à propos de l’attaque contre la raison qui « est une mauvaise théologie ». Et il termine son ouvrage par la référence d’Orthodoxie sur la démocratie des morts, cet autre nom, selon Chesterton, de la Tradition.

Mais, à vrai dire, clairement cité ou non, Modérément moderne de Rémi Brague ne pourra qu’intéresser les lecteurs passionnés de Chesterton. En raison des idées développées ? Certainement, mais pour autant, on peut lire Chesterton, prendre plaisir et intérêt à son œuvre sans adhérer à l’ensemble de son système d’idées (si le terme de « système » est adéquat, ce qui n’est pas certain) ou de ceux qui s’inspirent de lui. Mais il faut ajouter un élément supplémentaire chez Rémi Brague. Le philosophe a non seulement une réelle agilité d’esprit, mais il aime visiblement les paradoxes et il jongle avec les mots avec un réel bonheur. Ce qui n’est pas sans rappeler, là aussi, Chesterton lui-même.

Aphorisme chestertonien (238) et parution : GKC face à l’islam

L’Islam assure admirablement l’égalité humaine, mais c’est l’égalité des mâles.
La Nouvelle Jérusalem

Début avril paraît le premier volume de la collection « Les Amis de Chesterton » aux éditions Via Romana. Ce premier volume est consacré à un sujet peut étudié que résume bien le titre du livre : Chesterton face à l’Islam. Disponible à partir du 2 avril (nous pouvons vous faire parvenir le livre dédicacé, frais de port gratuit), Chesterton face à l’islam comporte 180 pages et il est disponible au prix de 14 €.

Sommaire : 

Avertissement

Introduction

L’Auberge volante, un roman pour le dire

L’Islam comme unitarisme

La querelle du libre arbitre

L’Islam comme hérésie chrétienne

En défense du vin

Florilège et poèmes

Quand le Pape François cite Chesterton…

Nous avions déjà signalé que le cardinal Bergoglio avait présidé une journée d’études chestertonienne quand il était encore en Argentine (voir ici et aussi ). Mais le 5 décembre dernier, c’est comme Pape qu’il a cité explicitement Gilbert Keith Chesterton. Mieux qu’un long commentaire, le mieux est de lire cette méditation prononcée en la chapelle Sainte-Marthe telle qu’elle est reproduite sur le site du Vatican :

Les « paroles chrétiennes » vidées de la présence du Christ sont comme des paroles folles, sans aucun sens et trompeuses, qui débouchent sur l’orgueil et sur le « pouvoir pour le pouvoir ». C’est une invitation à un « examen de conscience » sur la cohérence entre dire et faire qui a été proposée par le Pape François lors de la messe du 5 décembre. En partant de la liturgie d’aujourd’hui, le Pape a rappelé que « de nombreuses fois, le Seigneur a parlé de cette attitude », celle de connaître la Parole sans toutefois la mettre en pratique. Comme le dit l’Évangile, Jésus « reprochait également aux Pharisiens » de « tout connaître, mais de ne pas le faire ». Et ainsi, « il disait aux gens : faites tout ce qu’ils disent, mais pas ce qu’ils font, car ils ne font pas ce qu’ils disent ! ». À ce propos, le Pape François a rappelé le prophète Isaïe qui, dans la première lecture (26, 1-6), dit : « Confiez-vous en Yahvé à jamais ! Car Yahvé est un rocher, éternellement ». Ainsi, a expliqué le Pape, « le rocher est Jésus Christ, le rocher est le Seigneur. Une parole est forte, elle donne vie, elle peut aller de l’avant, elle peut tolérer toutes les attaques si cette parole a sa racine en Jésus Christ ». Au contraire, « une parole chrétienne qui n’a pas ses racines vitales, dans la vie d’une personne, en Jésus Christ, est une parole chrétienne sans le Christ. Et les paroles chrétiennes sans le Christ trompent, font mal ».

Le Pape a ensuite rappelé l’écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) qui « en parlant des hérésies » a dit « qu’une hérésie est une vérité, une parole, une vérité qui est devenue folle ». C’est un fait, a souligné le Pape, que « lorsque les paroles chrétiennes sont sans le Christ, elles commencent à emprunter la voie de la folie ». Pour François, « ce que le Seigneur nous dit aujourd’hui » est une invitation à « construire notre vie sur ce rocher. Et le rocher c’est Lui ». Cette méditation comporte, « un examen de conscience » qui « nous fera du bien ». Un « examen de conscience » que l’on peut faire en répondant à une série de questions essentielles. Le Pape lui-même les a explicitées : « Mais comment sont nos paroles ? S’agit-il de paroles qui se suffisent à elles-mêmes ? S’agit-il de paroles qui pensent être puissantes ? S’agit-il de paroles qui pensent également nous apporter le salut ? S’agit-il de paroles avec Jésus Christ ? Est-ce toujours Jésus Christ lorsque nous disons une parole chrétienne ? ». Le Pape a voulu à nouveau préciser qu’il se référait expressément « aux paroles chrétiennes. Parce que lorsqu’il n’y a pas Jésus Christ cela aussi nous divise entre nous et crée la division dans l’Église ».

Peut-il être saint ?

Peut-il être saint celui qui a écrit :

« J’étais un païen à douze ans et un parfait agnostique à seize.

C’est à cette question que Philippe Maxence tentera indirectement de répondre ce jeudi 12 décembre, lors de la conférence sur « Le monde réenchanté de GK Chesterton ou le catholicisme romanesque » qu’il donnera à la Maison Saint-François de Sales, 47 ter, avenue de l’abreuvoir, 78160 Marly-le-Roi, à partir de 20h30, en évoquant les grands traits de l’œuvre de G.K. Chesterton.

Famille Chrétienne annonce le colloque Chesterton-Newman

Sous le titre « Chesterton face à Newman », le site internet de l’hebdomadaire de la famille, Famille chrétienne, annonce le colloque Chesterton/Newman qui se déroule ce samedi 19 octobre à l’Espace Bernanos, à Paris. En peu de mots, tout y est dit : la raison de ce colloque, le programme et le nom des intervenants ainsi que les aspects pratiques de cette manifestation à ne pas rater. Un grand merci à Famille Chrétienne.

Colloque Chesterton-Newman aujourd’hui sur Radio Notre-Dame

Philippe Maxence, président des Amis de Chesterton, sera aujourd’hui, jeudi 17 octobre, à l’antenne de Radio Notre-Dame (à 10h30), dans l’émission Ecclesia Magazine animée par Élodie Chapelle, pour évoquer le colloque Chesterton-Newman de samedi prochain. Nous vous attendons très nombreux pour ce grand rendez-vous international. Venez même si vous n’êtes pas inscrit; venez même et surtout si vous hésitez; venez parce que les meilleurs spécialistes internationaux du cardinal Newman et de G.K. Chesterton seront là. Venez pour une fin d’après-midi placée sous le signe de la gratitude. Si vous pouvez nous le faire savoir (contact@amisdechesterton.fr), c’est bien. Mais vous pouvez venir même sans vous inscrire, en famille ou entre amis.

 

Aphorisme (195)

Pour la fête de saint François d’Assise, le saint préféré de G.K. Chesterton bien avant sa conversion au catholicisme, et le saint qu’il prît comme « patron » au moment de recevoir le sacrement de confirmation, voici un petit extrait de son Saint François d’Assise :

Il ne faut point considérer saint François simplement comme un poétique précurseur de la Renaissance et du retour aux joies d’une vie naturelle aimée pour elle-même. Le fond des choses, en vérité, c’est que le secret du retour aux joies naturelles, selon saint François, c’est le retour à la lumière de la joie surnaturelle.

Saint François d’Assise

Petit rappel (merci de nous indiquer votre venue : contact@amisdechesterton.fr) : 

Aphorisme (194)

Nous rappelons aux lecteurs de ce blog de l’association des Amis de Chesterton qu’un colloque consacré à la fois à notre écrivain et au cardinal Newman aura lieu le samedi 19 octobre prochain.Ce colloque est organisé conjointement par le Chesterton Institute, que nous serons heureux de retrouver à cette occasion, l’Association française des amis de Newman, qui envoie ses meilleurs spécialistes, et notre petite association des Amis de Chesterton.

Au programme :

P. Frédéric Libaud :  « Newman et Chesterton : la rencontre de deux mondes »;

Didier Rance : « Le monde comme il ne va pas : Newman, Chesterton, Tolkien»;

Grégory Solari : « Le paradoxe dans la pensée de Newman »;

Philippe Maxence : « Chesterton et Ronald Knox, l’autre oxfordien »;

et, bien sûr, le Father Ian Boyd, président du Chesterton Institute, et le professeur Dermot Quinn, également du Chesterton Institute, qui, comme à chaque colloque, nous réservent de belles surprises.

 Espace Bernanos, 4 rue du Havre. 75009, Paris.

Nous remercions tous ceux qui ont bien voulu nous faire savoir leur présence par courrier électronique (contact@amisdechesterton.fr (merci de ne pas utiliser le téléphone indiqué ci-dessous). Merci aux autres de nous faire savoir, juste à titre indicatif, leur venue.

Mais n’oublions pas la citation du jour :

C’est un fait que depuis toujours chaque classe politique, quand son tour est venu d’assumer le pouvoir, concentre sur elle et sur elle seule, ce que l’on pourrait appeler les feux de la rampe, en rejetant dans l’obscurité tout ce qui n’est pas elle, pour constituer en son propre sein une petite aristocratie.

Utopie des usuriers